Logement2

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Logements étudiants : rêve ou calvaire ?

Aujourd’hui, à Lausanne, il existe une forte demande de logements pour étudiant-es. Ceci est logique étant donné l’importance quantitative d’enseignements donnés au sein de l’Université de Lausanne, de l’EPFL et de toutes les autres institutions de formation. Pourtant, la ville de Lausanne ne répond pas à cette demande. En effet, en cette période de reprise des cours, il y aurait encore cinq-cents étudiant-e-s sans logement alors qu’ils/elles sont dans la nécessité de vivre à Lausanne ou ses environs afin de pouvoir suivre correctement les cours.

Les habitations sont complètes et les listes d’attente en cas de désistement sont longues. Certes, il reste des logements vides au sein des maisons pour étudiant-e-s, mais les prix de ceux-ci ne sont pas adaptés aux revenus de ces dernier-ères. Parlons donc deniers ; il existe des chambres d’étudiant-e-s pour 380 francs par mois, les loyers les plus élevés tournant autour des 1’100 à 1’200 francs. En moyenne, les logements sont entre 400 et 600 francs par mois. Il est aussi possible, mais difficile, de trouver des toits (n’étant pas rattachés aux maisons pour étudiant-e-s) dans la ville de Lausanne pour 800 francs par mois, soit, à deux en collocation, 400 francs par personne et par mois. Ajoutons à cela le prix des études, qui est, il faut l’admettre, bas en Suisse comparé aux autres pays, le prix du matériel nécessaire aux études, le prix de la nourriture ainsi que les abonnements aux transports (les chambres d’étudiant-e-s ne se trouvant pas forcément proches des Universités et autres Hautes Ecoles).


La Solution ? Un job d’étudiant ma foi !  Prenons l’exemple d’un travail dans une société de sondage : trois soirs minimum du Lundi au Vendredi entre 17h30 et 21h. À 17 francs l’heure, cela fait 714 francs par mois. Soustrayons à cette somme les dépenses nécessaires citées plus haut et nous pouvons imaginer que l’étudiant-e se doit d’avoir un budget calculé au millimètre ou un soutien financier.


Pour être plus confortable, l’étudiant peut se trouver un autre travail, le week-end par exemple. Mais travailler le week-end et trois soirs par semaine, étudier et réviser les cours durant le temps libre ainsi que simplement le temps passé aux cours, cela donne un cocktail de stress plutôt explosif. Ainsi, l’étudiant ne se détend pas, il travaille. Ainsi l’étudiant n’a pas de loisir, il étudie.


Etudier, c’est un choix (de vie).

Petit message aux forces de l’ordre
    du bien-être et de la sécurité :


Moi, futur étudiant et infiltré dans le milieu, vous conseille de garder un œil attentif sur ces cinq-cents étudiant-e-s dont ce texte fait part. En effet, au vu de leur situation, et s’ils/elles ne trouvent pas un logement provisoire chez un-e ami-e ou chez une âme charitable, ils/elles risquent de faire le choix de dormir dans les rues et même, il faut évoquer cette possibilité, de squatter ! Cela entrainerait une recrudescence anormale et incontrôlée de délits mineurs au préjudice douteux ce que représentent les occupations de logements vides pour vous, cher-e-s correspondant-e-s.


Merci de votre attention.