Logement2

Strict Standards: Declaration of JCacheControllerView::get() should be compatible with JCacheController::get($id, $group = NULL) in /home/clients/3a077479ae6a6e10ce37730fb6ed12de/web/libraries/joomla/cache/controller/view.php on line 137

Appel à la manifestation du 1er mai 2012

tract-1er-mai-2012
Tract du 1er mai

On nous répète à longueur de médias que la précarité, la misère la pauvreté sont à nos portes. En fait, elles sont déjà ici. Nous sommes menacé·e·s dans nos conditions de vie et de travail, dans notre dignité et dans nos libertés aussi. Et ce ne sont ni les frontières ni les politiques xénophobes qui nous protégeront.

 

Chacun·e est appelé·e à la concurrence contre l’autre, à la défense égoïste d’intérêts illusoires, à l’isolement et à la soumission. C’est pour nous, celles et ceux d’en bas, le plus mauvais des chemins.

Quand les travailleurs/euses se battent, quand les retraité·e·s se mobilisent, quand les étudiant·e·s protestent, quand par millions les gens se lèvent, en Grèce, au Portugal, en Espagne, ce sont aussi nos droits et nos intérêts que ces femmes et ces hommes en lutte défendent.

La solidarité internationale n’est pas un simple supplément d’âme, une déclaration formelle vite oubliée, mais quelque chose qui marque nos vies et notre dignité.

Les puissant·e·s, les médias, les expert·e·s, nous répètent que la crise est immense et qu’il n’y a d’autre solution que de payer pour les déficits, pour les dettes publiques, pour les privilèges consentis aux investisseurs et aux « marchés ».

Chaque jour on nous explique qu’il faut pour tenir la concurrence accepter les salaires bloqués ou baissés, les conditions de travail dégradées, les protections sociales saccagées, les services publics réduits.

Lire la suite...

Tout ce qui a amélioré la vie des classes populaires est attaqué. Les assurances sociales, les retraites, la santé, l’école, la protection dont chacun·e a besoin pour vivre décemment, tout est attaqué, redimensionné, dégradé.

Nous savons bien que dans notre pays, pour le moment, la résistance n’est pas assez forte pour bloquer cette régression sociale.

Mais il ne faut ni se résigner ni se soumettre. Il en va de nos conditions de vie, de formation, de revenu, mais pas seulement.

Dans les entreprises de ce pays, les travailleurs/euses ont trop souvent peur de s’exprimer et de s’organiser. Le système et ses lois fonctionnent de manière à interdire, sur les lieux de travail, le droit des salarié-e-s de parler librement, d’avoir une réflexion critique, de revendiquer et de s’organiser.

Le pouvoir absolu du patronat de licencier sous prétexte de « rupture du lien de confiance » et autres fariboles atteint au cœur les libertés démocratiques et les droits fondamentaux dans ce pays. Les salarié·e·s sont considéré·e·s comme des subordonné·e·s. Il ne s’agit pas simplement de travailler pour un salaire mais de renoncer dans la vie au travail (voire dans toute l’existence) à toute indépendance, à tout esprit critique, à tout ce qui n’est pas le point de vue du patron et la soumission à ses intérêts.

En Suisse, il est temps de remettre en question l’accumulation des profits, la répartition du pouvoir, l’organisation du travail, les conditions générales d’existence et d’imposer de vrais droits et espaces démocratiques pour celles et ceux d’en bas.

Cela ne pourra se faire que par la construction d’un nouveau rapport de forces entre salarié·e·s et employeurs publics ou privés, entre mouvement des travailleurs/euses et pouvoirs économiques, politiques et culturels.

Les organisations signataires de cet appel veulent apporter leur contribution à la convergence des luttes, à l’organisation des classes populaires, à la montée des mobilisations, en un mot à la construction d’une alternative anticapitaliste.

C’est notre lutte qui décidera.

Faisons avancer partout l’organisation des travailleurs/euses et des classes populaires !

Organisation Socialiste Libertaire, SolidaritéS, POP & Gauche en mouvement