Logement2

Strict Standards: Declaration of JCacheControllerView::get() should be compatible with JCacheController::get($id, $group = NULL) in /home/clients/3a077479ae6a6e10ce37730fb6ed12de/web/libraries/joomla/cache/controller/view.php on line 137

Bienvenu aux migrant-e-s du Maghreb, du Proche-Orient et du Moyen-Orient en lutte!

article-1172879-0492CB1B000005DC-11_468x316Les gouvernements occidentaux observent les soulèvements dans le monde arabe avec une attitude qui oscille entre admiration, malaise et stupeur. Le malaise est inévitable, tant les grandes puissances et les pays riches ont montré de complaisance économique et politique à l'égard de ces dictatures. En matière migratoire, l'Europe forteresse a bâti sa politique d'externalisation des frontières et de sous-traitance des camps d'enfermement des exilé-e-s africain-e-s sur le régime des geôles libyennes

Lire la suite...

Tunisie: la révolution n'est pas finie

tunisia2_1Déclaration par plusieurs organisations membres d'Anarkismo sur la situation actuelle en Tunisie.

Nos organisations affirment leur entière solidarité avec la lutte du peuple tunisien pour la liberté et la justice sociale et son soutien aux militants anticapitalistes tunisiens ; elles condamnent l'attitude des États occidentaux et plus généralement de leur classe politique, de droite comme social-démocrate, investie depuis toujours dans le soutien au pouvoir autoritaire de Ben Ali.

Après un mois d'insurrection populaire, le tyran est tombé. Ben Ali et sa clique ont pris le chemin de l'exil. C'est une immense victoire pour le peuple tunisien qui ne peut que réjouir toute personne éprise de liberté. C'est aussi un exemple et un grand espoir pour les peuples de la région qui vivent dans des régimes policiers.

Mais la révolution n'est pas finie : le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) détient toujours le pouvoir avec 161 sièges sur 214 au parlement, et le président par interim Foued Mebazaa et le premier ministre Mohamed Ghannouchi sont des piliers de la dictature. Plus qu'un réel changement, les premières mesures prises dans l'urgence montrent surtout la volonté du pouvoir de calmer la rue. Il y aura des élections dans soixante jours, mais selon les règles de l'actuelle constitution... taillée sur mesure pour le RCD. Les consultations pour la constitution d'un gouvernement d'union nationale ont commencé, mais c'est le RCD qui sélectionne les partis qui lui conviennent. Le but de la manoeuvre est clair : il s'agit de confisquer à la rue sa victoire en canalisant la révolte vers le terrain politicien. Le risque est grand que le parti au pouvoir co-opte une opposition servile et instaure une démocratie de façade une fois le souffle de la révolte retombé. On ne peut pas non plus écarter l'éventualité d'un nouveau dictateur ayant, comme Ben Ali, l'aval de l'Élysée et de la Maison Blanche.

Les Tunisiennes et les Tunisiens sont conscient-e-s des écueils qui mettent en danger la liberté qu'ils viennent d'arracher au prix de dizaines de morts. Partout dans le pays, ils s'auto-organisent en comités d'auto-défense pour lutter contre les milices du clan Ben Ali-Trabelsi qui continuent de sévir. Ils ne sont pas dupes des manœuvres visant à maintenir le RCD au pouvoir. Bravant l'état d'urgence toujours en vigueur, le 16 janvier des manifestant-e-s sont à nouveau descendu-e-s dans la rue pour exiger un vrai changement, en criant : « Nous ne nous sommes pas révoltés pour la formation d'un gouvernement d'union avec une opposition de carton-pâte. »

La révolution n'est pas finie, car aucun des problèmes de fond n'est réglé : pauvreté, chômage de masse, corruption, clientélisme, inégalités, etc... Au-delà de l'instauration d'un régime démocratique, la question sociale reste au centre des préoccupations des Tunisien-ne-s. Les maux que connaît le pays ne pourront être réglés que par une politique énergique de redistribution des richesses en rupture avec la dictature des marchés.

Nos organisations affirment leur entière solidarité avec la lutte du peuple tunisien pour la liberté et la justice sociale et son soutien aux militants anticapitalistes tunisiens ; elles condamnent l'attitude des États occidentaux et plus généralement de leur classe politique, de droite comme social-démocrate, investie depuis toujours dans le soutien au pouvoir autoritaire de Ben Ali.

Alternative Libertaire (France)
Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie)
Organisation Socialiste Libertaire (Suisse)
Union Communiste Libertaire (Québec, Canada)
Libertäre Aktion Winterthur (Suisse)
Zabalaza Anarchist Communist Front (Afrique du Sud)

Appui international à la Grève Générale en Espagne le 29 septembre

huelga«La réforme du code du travail, le plan d'ajustements pour réduire le déficit et la réforme du système de retraite que le gouvernement de M. Rodriguez Zapatero veut imposer aux travailleurs et aux travailleuses sont complètement innacceptables. Ces mesures sont terriblement injustes, parce qu'elles font retomber le coût de la crise sur les classes populaires et non sur les véritables responsables.»

L'Etat espagnol est, de ceux qui composent l'Union Européenne, parmi ceux qui affrontent une des situations économiques les plus difficiles, avec un taux de chômage réel de 20% de la population active. Les mesures d'ajustement proposées par le gouvernement pour renflouer les coffres de l'Etat et stimuler l'économie ne pèsent que sur les classes populaires : baisse des salaires, augmentation des impôts sur la consommation, réduction des pensions, coupes dans les prestations du chômage, privatisations et entraves au syndicalisme (comme la simplification de la procédure de licenciement et les restrictions à la négociation collective).

Depuis le début de la crise, les secteurs les plus combatifs du syndicalisme [incluant les CGT, CNT, SO, etc.] exigent un appel à la grève générale contre les mesures anti-populaires mais parce qu'ils sont confinés à certains secteurs et régions, ceux-ci n'ont pu réussir seuls. Éventuellement, la CCOO[1] et l'UGT[2] ont appellé - à reculons - à une journée de grève le 29 septembre.

Il est très important que cette grève générale soit un succès et que le plus de gens possible s'opposent aux politiques du gouvernement de Zapatero à l'extérieur des lieux de travail et dans la rue le 29 septembre. Si la grève échoue, ce ne sera pas seulement l'échec de ceux que la majorité de l'opinion publique perçoit comme les initiateurs du mouvement, les CCOO et UGT, mais celui de toute la classe ouvrière. Au contraire, plus forte sera la grève, plus importante sera la victoire des travailleurs et des travailleuses, car celle-ci sera une démonstration de la force qui réside dans notre union et une avancée de notre conscience et de notre niveau d'organisation.

Nous reproduisons ci-dessous une déclaration internationale produite par la CGT[3], signée par diverses organisations de sensibilité libertaire..

Déclaration internationale d'appui

Nous, organisations signataires, voulons manifester notre soutien à la grève générale convoqué par la CGT le 29 septembre 2010 dans l'Etat espagnol.

La situation de crise généralisée affecte négativement les classes populaires et plus particulièrement les secteurs les plus précarisé. Bien que l'État espagnol soit un des plus durement affecté, cette situation est partagée par de nombreux pays.

Nous partageons les raisons qui amènent nos camarades de la CGT à appeler à la grève, c'est à dire la défense des libertés et des droits sociaux, économiques, environnementaux et syndicaux des travailleuses et des travailleurs et de toutes les classes populaires face aux attaques des multinationales et des institutions financières.

La réforme du code du travail, le plan d'ajustements pour réduire le déficit et la réforme du système de retraite que le gouvernement de M. Rodriguez Zapatero veut imposer aux travailleurs et aux travailleuses sont complètement innacceptables. Ces mesures sont terriblement injustes, parce qu'elles font retomber le coût de la crise sur les classes populaires et non sur les véritables responsables. Il est inadmissible que les institutions qui ont produit la crise soient celles-là même qui imposent à tous et toutes leurs propositions pour en sortir. Propositions qui, de fait, réduisent les droits des travailleurs et des travailleuses et augmentent les profits pour le système capitaliste en général.

Nous soutenons également le thème de la CGT pour la grève générale: « Pour la répartition du travail et des richesses. » Répartir le travail : travailler moins pour travailler toutes et tous, réduire la journée de travail (sans réduction de salaire) et l'âge d'accès à la retraite, empêcher les licenciements massifs et indus, le temps supplémentaire ainsi que le travail sur appel, etc. Répartir la richesse, entendu non comme une répartition de dividendes ou d'actions dans la population, mais affecter cet argent à la santé, à l'aide sociale, aux prestations pour toutes les personnes sans-emploi et une distribution solidaire des ressources.

La crise est généralisée, donc nos organisations combatives vont continuer de travailler pour la poursuite des mobilisations partout.

Signataires

1. USI - Unione Sindacale Italiana (Italy)
2. IP - Inicjatywa Pracownicza (Poland)
3. CNT-f - Confédération nationale du travail (France)
4. IWW - Industrial Workers of the World (UK)
5. ESE - Sindicato Libertario Griego (Greece)
6. SAC - Sveriges Arbetares Centralorganisation (Sweden)
7. "La Voz de los Zapotecos Xiches en Prisión", part of the Otra Campaña (Mexico)
8. Colectivo 20 de Junio (Zaachila Oaxaca) (Mexico)
9. María Antonieta Robles Barja, Trabajadora Social, Baja California (Mexico)
10. Julio Cesar Rincón, (Mexico)
11. Coordinadora Valle de Chalco (Mexico)
12. LA KARAKOLA, Espacio social y kultural (Mexico)
13. La Otra ciudad de Chihuahua, (Mexico)
14. Nicte-Há Dzib Soto, Niñas y Niños en La Otra Campaña-DF (Mexico)
15. Edilberto Bautista Dìaz, Gen. Sec. of the Sindicato Democrático de Trabajadores de la Procuraduría Social del Distrito Federal (Mexico)
16. La Red vs la Represión en Chiapas (Mexico)
17. Frente Popular Darío Santillán (Argentina)
18. SNAPAP Sindicato Nacional Autónomo del Personal de la Administración Pública (Algeria)
19. Asel Luzarraga (Chile)
20. Frente Popular Francisco Villa Independiente-UNOPII (Mexico)
21. Colectivo Radio Zapatista (Mexico)
22. Federazione dei Comunisti Anarchici (Italy)
23. Hombre y Sociedad (Chile)
24. Colectivo Socialista Libertario (Uruguay)
25. Periódico Rojo y Negro (Uruguay)
26. Organisation Socialiste Libertaire (Switzerland)
27. Federación Anarquista Uruguaya (Uruguay)
28. Unión Socialista Libertaria (Peru)
29. Grupo Antorcha Libertaria (Colombia)
30. Union Communiste Libertaire (Canada)
31. Red Libertaria de Buenos Aires (Argentina)
32. Organización Revolucionaria Anarquista - Voz Negra (Chile)
33. Estrategia Libertaria (Chile)
34. Melbourne Anarchist Communist Group (Australia)
35. Alternative Libertaire (France)
36. Federação Anarquista do Rio de Janeiro (Brazil)
37. Federação Anarquista de São Paulo (Brazil)
38. Miami Solidarity & Autonomy (USA)
39. Organización Anarquista por la Revolución Social (Bolivia)
40. Frente Autentico del Trabajo (Mexico)
41. Moez Jemai, journalist-syndicalist (Tunisia)
42. Fédération SUD service public, Vaud canton (Switzerland)
43. CUB, Confederazione Unitaria di Base (Italy)
44. Votán Zapata (Mexico)
45. UNICOBAS (Italy)
46. Instituto Nacional Sindical (Colombia)
47. Columna Libertaria Joaquin Penina (Argentina)
48. Libertære Socialister (Denmark)
49. Centro Internacional de Estudios Sociales (Uruguay)
50. Red Libertaria Popular Mateo Kramer (Colombia)
51. Centro de Estudios Sociales Manuel González Prada, Huancayo (Perú)
52. Tendencia Estudiantil Libertaria (Perú)
53. Movimiento Manuel González Prada (Perú)
54. Sociedad de Resistencia - Santiago (Chile)
55. Workers Solidarity Movement (Ireland)

Solidarité avec tous les peuples européens en lutte!

solidarityCommuniqué des organisations européennes Anarkismo : Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie), Alternative Libertaire (France), Organisation Socialiste Libertaire (Suisse), Liberty & Solidarity (Grande Bretagne), Workers Solidarity Movement (Irlande), Libertære Socialister (Danemark), Libertäre Aktion Winterthur (Suisse), Motmakt (Norvège)

Ces dernières semaines, les signes de la colère des peuples d'Europe se multiplient. Si les mots d'ordre peuvent varier d'un pays à l'autre, la révolte a partout la même origine : le refus des peuples de payer une crise dont ils ne sont pas responsables, en encaissant des plans de rigueur qu'on leur fait porter seuls, pour ne pas avoir à faire payer les capitalistes... Nous devons répondre par la lutte et la solidarité entre les travailleurs et les travailleuses des pays touchés. Face à ces attaques, l'internationalisme est plus que jamais nécessaire : nous avons besoin d'un mouvement social européen.

Solidarité avec tous les peuples européens en lutte !

Ces dernières semaines, les signes de la colère des peuples d'Europe se multiplient : grève générale au Portugal, l'énorme grève dans l'Etat espagnol, manifestations d'ampleur historique en Irlande, mouvement étudiant en Angleterre, formidables manifestations en Italie par des travailleurs d'usines et les étudiants ainsi que le mouvement de masse grandissant contre la privatisation de l'eau et espérons-le, l'amorce d'un mouvement sur la durée après la mobilisation sur les retraites en France. Si les mots d'ordre peuvent varier d'un pays à l'autre, la révolte a partout la même origine : le refus des peuples de payer une crise dont ils ne sont pas responsables, en encaissant des plans de rigueur qu'on leur fait porter seuls, pour ne pas avoir à faire payer les capitalistes.

Le cas de l'Irlande est emblématique : baisse des prestations sociales, des effectifs de la fonction publique et des salaires des fonctionnaires ; extension de l'impôt sur le revenu à ceux et celles qui ne le payaient pas, les plus modestes. En revanche, le gouvernement ne touchera pas à l'impôt sur les sociétés, pourtant l'un des plus bas d'Europe. Le peuple irlandais ne courbe pas l'échine et des dizaines de milliers de manifestant-e-s ont investi la rue la semaine dernière.

Dans l'Etat espagnol, le gouvernement du parti socialiste a cédé à la pression du pouvoir financier et s'est mis au service du grand Capital, introduisant des mesures sévères qui affectent gravement le conditions de vie et le travail de la grande majorité: baisse des pensions, retrait des allocations de chômage, relèvement de l'âge de la retraite, réforme du système de négociation collective, augmentation des licenciements,droits d'accise ... et ce n'est que le début. L'opposition - le très droitier Parti populaire - tire parti de la crise est en hausse dans les sondages. La gauche sociale et syndicale, où les anarchistes jouent un rôle important, combat les mesures anti-sociales du gouvernement et la droite politique et économique. Le 29 septembre a été le début d'un processus de mobilisation mené par les syndicats de lutte, devant les syndicats bureaucratiques qui sont liés à la social-démocratie.

En Angleterre et en Irlande, les frais d'inscription dans les universités explosent, accentuant encore un peu plus la sélection par l'argent à l'entrée de l'enseignement supérieur. Là encore, les étudiant-e-s y ont répondu par un mouvement de protestation particulièrement combatif. En Italie, les étudiants mettent sur pied des manifestations massives dans tout le pays contre le projet de loi du gouvernement qui prévoit d'énormes compressions du personnel, un recentrage de la recherche sur des sujets scientifiques au détriment des sciences humaines et une disparition de l'actuel système de subventions, ce qui rend l'université beaucoup moins accessible pour les couches les plus précarisées de la société. Et surtout, la réforme bénéficiera aux universités privées, et donnera au secteur privé plus d'importance dans les université publique du pays.

Il y a aura sûrement de mauvaises nouvelles autour des 16-17 décembre, quand l'UE annoncera à l'Italie qu'elle devra trouver un supplément de 20 à 30 milliards d'Euros supplémentaires dans le prochain budget pour combler sa dette publique. Cela arrive au moment où la classe capitaliste, menée par FIAT, lance tout azimuts contre les travailleurs du secteur privé et leurs droits, avec la mise en place de mécanismes pour se débarrasser du système de négociation collective et introduire une précarisation de masse dans la population active, ainsi que des suppressions d'emplois et des fermetures d'usines.

Ne soyons pas dupes : si l'Union européenne (et le FMI) imposent des plans de rigueur, ce n'est pas par nécessité économique, puisque ces plans vont faire plonger un peu plus les pays dans la récession - tout en élargissant les profits des patrons; c'est qu'ils voient dans la crise une occasion historique de laminer les maigres droits sociaux qui nous restent.

Face à cela, nous devons répondre par la lutte et la solidarité entre les travailleurs et les travailleuses des pays touchés. Face à ces attaques, l'internationalisme est plus que jamais nécessaire : nous avons besoin d'un mouvement social européen.

Nous sommes solidaires avec toutes celles et tous ceux qui luttent conte les mesures d'austérité et contre la barbarie capitaliste.

Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie)
Alternative Libertaire (France)
Organisation Socialiste Libertaire (Suisse)
Liberty & Solidarity (Grande Bretagne)
Workers Solidarity Movement (Irlande)
Libertære Socialister (Danemark)
Libertäre Aktion Winterthur (Suisse)
Motmakt (Norvège)

Déclaration internationale contre la brutalité policière et la répression de la jeunesse en colombie

460_0___30_0_0_0_0_0_esmad_1Depuis que la répression a pris de terribles proportions en Colombie, le mécanisme de la violence absolu sert à imposer un régime terroriste mafieux, une enclave servile aux intérêts impérialistes des États-Unis dans la région. Le régime actuel exprime la politique la plus sévère de la violence de classe contre les travailleur-euse-s de la région. Cette situation n'est pas seulement dommageable pour les Colombien-ne-s, mais elle représente une menace pour tous les peuples d'Amérique Latine. Les organisations libertaires qui ont signé cette déclaration l'ont fait dans le but de montrer leur solidarité au mouvement libertaire en Colombie. Tout comme le reste des mouvements populaires, ces organisations savent qu'on ne fait pas de quartier dans la lutte contre le Terrorisme d'État et l'Impérialisme.

Lire la suite...