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Solidarité avec tous les peuples européens en lutte!

solidarityCommuniqué des organisations européennes Anarkismo : Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie), Alternative Libertaire (France), Organisation Socialiste Libertaire (Suisse), Liberty & Solidarity (Grande Bretagne), Workers Solidarity Movement (Irlande), Libertære Socialister (Danemark), Libertäre Aktion Winterthur (Suisse), Motmakt (Norvège)

Ces dernières semaines, les signes de la colère des peuples d'Europe se multiplient. Si les mots d'ordre peuvent varier d'un pays à l'autre, la révolte a partout la même origine : le refus des peuples de payer une crise dont ils ne sont pas responsables, en encaissant des plans de rigueur qu'on leur fait porter seuls, pour ne pas avoir à faire payer les capitalistes... Nous devons répondre par la lutte et la solidarité entre les travailleurs et les travailleuses des pays touchés. Face à ces attaques, l'internationalisme est plus que jamais nécessaire : nous avons besoin d'un mouvement social européen.

Solidarité avec tous les peuples européens en lutte !

Ces dernières semaines, les signes de la colère des peuples d'Europe se multiplient : grève générale au Portugal, l'énorme grève dans l'Etat espagnol, manifestations d'ampleur historique en Irlande, mouvement étudiant en Angleterre, formidables manifestations en Italie par des travailleurs d'usines et les étudiants ainsi que le mouvement de masse grandissant contre la privatisation de l'eau et espérons-le, l'amorce d'un mouvement sur la durée après la mobilisation sur les retraites en France. Si les mots d'ordre peuvent varier d'un pays à l'autre, la révolte a partout la même origine : le refus des peuples de payer une crise dont ils ne sont pas responsables, en encaissant des plans de rigueur qu'on leur fait porter seuls, pour ne pas avoir à faire payer les capitalistes.

Le cas de l'Irlande est emblématique : baisse des prestations sociales, des effectifs de la fonction publique et des salaires des fonctionnaires ; extension de l'impôt sur le revenu à ceux et celles qui ne le payaient pas, les plus modestes. En revanche, le gouvernement ne touchera pas à l'impôt sur les sociétés, pourtant l'un des plus bas d'Europe. Le peuple irlandais ne courbe pas l'échine et des dizaines de milliers de manifestant-e-s ont investi la rue la semaine dernière.

Dans l'Etat espagnol, le gouvernement du parti socialiste a cédé à la pression du pouvoir financier et s'est mis au service du grand Capital, introduisant des mesures sévères qui affectent gravement le conditions de vie et le travail de la grande majorité: baisse des pensions, retrait des allocations de chômage, relèvement de l'âge de la retraite, réforme du système de négociation collective, augmentation des licenciements,droits d'accise ... et ce n'est que le début. L'opposition - le très droitier Parti populaire - tire parti de la crise est en hausse dans les sondages. La gauche sociale et syndicale, où les anarchistes jouent un rôle important, combat les mesures anti-sociales du gouvernement et la droite politique et économique. Le 29 septembre a été le début d'un processus de mobilisation mené par les syndicats de lutte, devant les syndicats bureaucratiques qui sont liés à la social-démocratie.

En Angleterre et en Irlande, les frais d'inscription dans les universités explosent, accentuant encore un peu plus la sélection par l'argent à l'entrée de l'enseignement supérieur. Là encore, les étudiant-e-s y ont répondu par un mouvement de protestation particulièrement combatif. En Italie, les étudiants mettent sur pied des manifestations massives dans tout le pays contre le projet de loi du gouvernement qui prévoit d'énormes compressions du personnel, un recentrage de la recherche sur des sujets scientifiques au détriment des sciences humaines et une disparition de l'actuel système de subventions, ce qui rend l'université beaucoup moins accessible pour les couches les plus précarisées de la société. Et surtout, la réforme bénéficiera aux universités privées, et donnera au secteur privé plus d'importance dans les université publique du pays.

Il y a aura sûrement de mauvaises nouvelles autour des 16-17 décembre, quand l'UE annoncera à l'Italie qu'elle devra trouver un supplément de 20 à 30 milliards d'Euros supplémentaires dans le prochain budget pour combler sa dette publique. Cela arrive au moment où la classe capitaliste, menée par FIAT, lance tout azimuts contre les travailleurs du secteur privé et leurs droits, avec la mise en place de mécanismes pour se débarrasser du système de négociation collective et introduire une précarisation de masse dans la population active, ainsi que des suppressions d'emplois et des fermetures d'usines.

Ne soyons pas dupes : si l'Union européenne (et le FMI) imposent des plans de rigueur, ce n'est pas par nécessité économique, puisque ces plans vont faire plonger un peu plus les pays dans la récession - tout en élargissant les profits des patrons; c'est qu'ils voient dans la crise une occasion historique de laminer les maigres droits sociaux qui nous restent.

Face à cela, nous devons répondre par la lutte et la solidarité entre les travailleurs et les travailleuses des pays touchés. Face à ces attaques, l'internationalisme est plus que jamais nécessaire : nous avons besoin d'un mouvement social européen.

Nous sommes solidaires avec toutes celles et tous ceux qui luttent conte les mesures d'austérité et contre la barbarie capitaliste.

Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie)
Alternative Libertaire (France)
Organisation Socialiste Libertaire (Suisse)
Liberty & Solidarity (Grande Bretagne)
Workers Solidarity Movement (Irlande)
Libertære Socialister (Danemark)
Libertäre Aktion Winterthur (Suisse)
Motmakt (Norvège)