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Déclaration internationale contre la brutalité policière et la répression de la jeunesse en colombie

460_0___30_0_0_0_0_0_esmad_1Depuis que la répression a pris de terribles proportions en Colombie, le mécanisme de la violence absolu sert à imposer un régime terroriste mafieux, une enclave servile aux intérêts impérialistes des États-Unis dans la région. Le régime actuel exprime la politique la plus sévère de la violence de classe contre les travailleur-euse-s de la région. Cette situation n'est pas seulement dommageable pour les Colombien-ne-s, mais elle représente une menace pour tous les peuples d'Amérique Latine. Les organisations libertaires qui ont signé cette déclaration l'ont fait dans le but de montrer leur solidarité au mouvement libertaire en Colombie. Tout comme le reste des mouvements populaires, ces organisations savent qu'on ne fait pas de quartier dans la lutte contre le Terrorisme d'État et l'Impérialisme.

 

A la date du 6 mai dernier, cinq ans se sont écoulés depuis le meurtre de Nicolás Neira par l'ESMAD (police anti-émeute). Il y a cinq ans, Nicolas défilait à la manifestation du 1er mai. A l'âge de 15 ans, c'était le geste simple d'un jeune homme qui avait donné un nouveau sens à sa vie. Ce jour-ci, par sa lucidité et son sens politique, son enthousiasme et sa détermination, Nicolás Neira fut un vrai militant libertaire, engagé dans les luttes populaires, celles de tous les opprimés - outrepassant les illusions et les manipulations sociales, qui rendent la lutte étrangère à trop de jeunes indifférents. Aux moyens de la force brutale, le pouvoir étatique a mis fin à sa vie le 1er mai 2005. Démuni et ne sachant pas ce qui allait lui arriver, les policiers de l'ESMAD l'ont acculé dans un coin, et l'ont sommairement exécuté à coups de pied et de matraque sur la tête. Après avoir lutté contre la mort quelques jours, il succomba finalement le 6 mai.

En 2009, après des années de silence du système judiciaire et d'impunité, le ministre de la Justice a déclaré deux officiers de l'ESMAD indésirables à leurs postes et les a finalement licenciés pour «omission» dans l'affaire Nicolás Neira. Ce verdict n'est clairement pas suffisant, il représente néanmoins une petite victoire dans la mesure où il constitue l'aveu public de l'assassinat par les forces de police de Nicolas Neira. Ce dernier, ne l'oublions pas, ne fait qu'allonger une terrible liste de jeunes gens assassinés au travers des années par l'ESMAD. Nicolás est la victime de la Police d'État et de sa brutalité, elles-mêmes également responsables du meurtre de jeunes gens comme Carlos Giovanni Blanco (étudiant à l'Universidad Nacional, assassiné en 2001), Jaime Acosta (étudiant à l'Universidad Industrial de Santander, assassiné en 2002), Belisario Guetoto (garçon indigène, tué en 2005), Johnny Silva (étudiant à l'Universidad del Valle, assassiné en 2005) et Óscar Salas (étudiant à l'Universidad Distrital, assassiné en 2006).

Le cadre très flou de la "Démocratie Sécuritaire" laisse de la place à des actes de brutalité policières d'une telle ampleur. Ces actes de brutalité ont touchés d'une manière particulièrement forte la jeunesse à travers une discrimination continuelle, criminalisations, morts, dénonciations, exécutions extra-judiciaires, répression de toutes les formes de protestation sociale, chômage, faible niveau d'éducation, faiblesse de la sécurité sociale et absence d'opportunité d'avenir.

Face à cette morbide réalité, nous, jeunes gens nous engageons sans limite à réaliser nos rêves et nos espoirs libertaires, refusant l'option du silence, et élevons nos voix de protestations dans le but de :

  1. Dénoncer la brutalité policière visant la jeunesse, sous le poids de laquelle succomba Nicolãs Neira , et d'exiger le démantèlement définitif de l'ESMAD.
  2. Dénoncer la politique de répression de la jeunesse, qui fait partie intégrante de la politique de Démocratie Sécuritaire d'Uriba conduite ces huit dernières années et qui se poursuivra ces quatre prochaines années avec la politique du gouvernement Santos .

Pour une vie digne, la justice et la liberté ! Contre la brutalité policière et la répression de la jeunesse !

    1. Red Libertaria Popular Mateo Kramer (Colombie)
    2. Revista Hombre y Sociedad (Chili)
    3. Organización Revolucionaria Anarquista « Voz Negra » (Chili)
    4. Federazione dei Comunisti Anarchici (Italie)
    5. Hijos del Pueblo (Équateur)
    6. Worker Solidarity Movement (Irlande)
    7. Organisation Socialiste Libertaire (Suisse)
    8. Unión Socialista Libertaria (Perou)
    9. Common Action (USA)
    10. Union Communiste Libertaire (Canada)