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Bienvenu aux migrant-e-s du Maghreb, du Proche-Orient et du Moyen-Orient en lutte!

article-1172879-0492CB1B000005DC-11_468x316Les gouvernements occidentaux observent les soulèvements dans le monde arabe avec une attitude qui oscille entre admiration, malaise et stupeur. Le malaise est inévitable, tant les grandes puissances et les pays riches ont montré de complaisance économique et politique à l'égard de ces dictatures. En matière migratoire, l'Europe forteresse a bâti sa politique d'externalisation des frontières et de sous-traitance des camps d'enfermement des exilé-e-s africain-e-s sur le régime des geôles libyennes

 

1. La stupeur vient justement du fait que ce mur anti-migrant-e-s, efficacement géré par le clan Kadafi, s'effrite sous la révolte des peuples. L'Europe, modèle auto-affirmé de démocratie prêt-à-exporter, admire bien sûr cette volonté démocratique, mais s'empresse d'ajouter qu'elle comporte une menace que nous devons craindre par-dessus tout: l'afflux des réfugié-e-s. La construction de la peur a donc vite fait de gommer dans la tête des gens ici l'importance historique et politique de ces mouvements, ainsi que le droit de liberté et de protection de ces peuples.

Selon la vielle rhétorique éculée, les termes affluent justement, dans les médias ou dans la bouche des politicien-e-s, des ministres européens de l'Intérieur, des responsables de l'ODM ou encore de M. Philippe Leuba, conseiller d'Etat en charge du Département de l'intérieur (DINT) dans le canton de Vaud, pour dire leur grande stupeur: « invasion d'étrangers », « arrivée massive de migrants tunisiens en Italie », « les cantons craignent un afflux de réfugiés », « crainte d'un exode vers l'Europe », flot de « jeunes hommes en quête de solutions économiques » (lire: faux réfugiés), etc, etc. Et les journaux de proposer des sondages sur le risque de l'afflux: que pensez-vous de l'afflux? D'accord, pas d'accord, peur, pas peur, pour ou contre? Pourquoi les médias ne demandent-ils pas: savez vous que dit l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme? Il parle du droit de quitter tout pays y compris le sien. Ou encore: savez-vous ce que garantit l'article 25 de la Constitution suisse? Le droit à ne pas être refoulé-e dans un pays où l'on risque persécution, torture ou traitement inhumain. Ces droits fondamentaux, issus d'une histoire traumatisante dont on espérait ne plus jamais répéter les horreurs que l'on sait, sont pourtant enterrés de plus en plus profondément sous-terre, à l'image des prisons secrètes de Kadafi, dans l'Europe néolibérale, raciste et répressive des années 2010.

C'est ainsi qu'à l'heure où nous devrions être en admiration devant ces luttes, prêt-e-s à les soutenir et accueillir leurs militant-e-s, à l'heure où des personnes se font massacrer en Libye, où les exilé-e-s fuient la faim et la terreur, ou simplement parce que des gens veulent partir, être libres, on nous assène une fois de plus la peur. L'Europe et la Suisse ont pour priorité d'assurer la fermeture de leurs frontières et la reconduction d'accords de « coopération migratoire » signés avec les dictatures. Dans la droite ligne de ce qui est mis en place depuis 30 ans à travers le démantèlement du droit d'asile, les migrant-e-s libyen-ne-s ou tunisien-e-s, avant même de fouler le territoire suisse, sont d'abord et avant tout une menace, avant d'être des personnes avec des droits. Tandis que les sans-papier en Suisse continuent de travailler dans l'ombre, que les requérant-e-s d'asile débouté-e-s croupissent dans des centres et que les renvois forcés maintiennent leur débit au mépris des droits fondamentaux, on commence déjà à criminaliser de nouvelles personnes, qui ne sont même pas encore là.

Les gouvernements trahissent ainsi leur grande crainte que ce souffle de liberté ne vienne fissurer la forteresse Europe. Mais cette peur n'est pas la nôtre. Nous n'avons rien à craindre, au contraire, nous nous réjouissons de rencontrer ces peuples et connaître leurs luttes, et la moindre des choses que nous puissions faire, est d'exiger la garantie de leur droit à quitter leur pays et à venir ici ou ailleurs. Un jour, la forteresse Europe ne sera plus qu'un château de cartes, car ses bases seront inéluctablement sapées par la quête de liberté de personnes, qui, comme en Tunisie, en Egypte, en Libye, exigent de pouvoir vivre dignement et veulent aussi, comme nous, pouvoir se déplacer lorsqu'elles le désirent ou en ont besoin.

Droit de venir pour toutes et tous!

Liberté de circulation pour toutes et tous!

Solidarité avec les peuples du Maghreb, du Proche-Orient et du Moyen-Orient en lutte!

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article-1172879-0492CB1B000005DC-11_468x316Les gouvernements occidentaux observent les soulèvements dans le monde arabe avec une attitude qui oscille entre admiration, malaise et stupeur. Le malaise est inévitable, tant les grandes puissances et les pays riches ont montré de complaisance économique et politique à l'égard de ces dictatures. En matière migratoire, l'Europe forteresse a bâti sa politique d'externalisation des frontières et de sous-traitance des camps d'enfermement des exilé-e-s africain-e-s sur le régime des geôles libyennes

1. La stupeur vient justement du fait que ce mur anti-migrant-e-s, efficacement géré par le clan Kadafi, s'effrite sous la révolte des peuples. L'Europe, modèle auto-affirmé de démocratie prêt-à-exporter, admire bien sûr cette volonté démocratique, mais s'empresse d'ajouter qu'elle comporte une menace que nous devons craindre par-dessus tout: l'afflux des réfugié-e-s. La construction de la peur a donc vite fait de gommer dans la tête des gens ici l'importance historique et politique de ces mouvements, ainsi que le droit de liberté et de protection de ces peuples.

Selon la vielle rhétorique éculée, les termes affluent justement, dans les médias ou dans la bouche des politicien-e-s, des ministres européens de l'Intérieur, des responsables de l'ODM ou encore de M. Philippe Leuba, conseiller d'Etat en charge du Département de l'intérieur (DINT) dans le canton de Vaud, pour dire leur grande stupeur: « invasion d'étrangers », « arrivée massive de migrants tunisiens en Italie », « les cantons craignent un afflux de réfugiés », « crainte d'un exode vers l'Europe », flot de « jeunes hommes en quête de solutions économiques » (lire: faux réfugiés), etc, etc. Et les journaux de proposer des sondages sur le risque de l'afflux: que pensez-vous de l'afflux? D'accord, pas d'accord, peur, pas peur, pour ou contre? Pourquoi les médias ne demandent-ils pas: savez vous que dit l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme? Il parle du droit de quitter tout pays y compris le sien. Ou encore: savez-vous ce que garantit l'article 25 de la Constitution suisse? Le droit à ne pas être refoulé-e dans un pays où l'on risque persécution, torture ou traitement inhumain. Ces droits fondamentaux, issus d'une histoire traumatisante dont on espérait ne plus jamais répéter les horreurs que l'on sait, sont pourtant enterrés de plus en plus profondément sous-terre, à l'image des prisons secrètes de Kadafi, dans l'Europe néolibérale, raciste et répressive des années 2010.

C'est ainsi qu'à l'heure où nous devrions être en admiration devant ces luttes, prêt-e-s à les soutenir et accueillir leurs militant-e-s, à l'heure où des personnes se font massacrer en Libye, où les exilé-e-s fuient la faim et la terreur, ou simplement parce que des gens veulent partir, être libres, on nous assène une fois de plus la peur. L'Europe et la Suisse ont pour priorité d'assurer la fermeture de leurs frontières et la reconduction d'accords de « coopération migratoire » signés avec les dictatures. Dans la droite ligne de ce qui est mis en place depuis 30 ans à travers le démantèlement du droit d'asile, les migrant-e-s libyen-ne-s ou tunisien-e-s, avant même de fouler le territoire suisse, sont d'abord et avant tout une menace, avant d'être des personnes avec des droits. Tandis que les sans-papier en Suisse continuent de travailler dans l'ombre, que les requérant-e-s d'asile débouté-e-s croupissent dans des centres et que les renvois forcés maintiennent leur débit au mépris des droits fondamentaux, on commence déjà à criminaliser de nouvelles personnes, qui ne sont même pas encore là.

Les gouvernements trahissent ainsi leur grande crainte que ce souffle de liberté ne vienne fissurer la forteresse Europe. Mais cette peur n'est pas la nôtre. Nous n'avons rien à craindre, au contraire, nous nous réjouissons de rencontrer ces peuples et connaître leurs luttes, et la moindre des choses que nous puissions faire, est d'exiger la garantie de leur droit à quitter leur pays et à venir ici ou ailleurs. Un jour, la forteresse Europe ne sera plus qu'un château de cartes, car ses bases seront inéluctablement sapées par la quête de liberté de personnes, qui, comme en Tunisie, en Egypte, en Libye, exigent de pouvoir vivre dignement et veulent aussi, comme nous, pouvoir se déplacer lorsqu'elles le désirent ou en ont besoin.

Droit de venir pour toutes et tous!

Liberté de circulation pour toutes et tous!

Solidarité avec les peuples du Maghreb, du Proche-Orient et du Moyen-Orient en lutte!